Vogue Knitting

L’important c’est de participer.

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Chères lectrices et chers lecteurs, cette semaine l’équipe de votre magazine s’est penchée sur une question encore peu soulevée à ce jour dans l’univers du travail manuel, une question pourtant primordiale pour tous ces jeunes qui souhaitent se lancer à leur tour dans les joies du point mousse et du jersey endroit: « De l’intérêt de tricoter sans parvenir à obtenir un tricot. »

Eh bien nous répondrons: Médiocre.

Il semblerait en effet  que le fait de tricoter avec enthousiasme pendant des heures pour nix, niet ou que dale, n’apporte pas une joie réellement durable.

Certes, le plaisir de laisser glisser entre ses doigts une laine magnifique tout en remuant les aiguilles sur une musique entraînante est là  et bien là, mais il  apparaît assez clairement que le fait de re-détricoter pour  se retrouver au final  avec les mêmes pelotes que 10 jours plus tôt soit enclin à laisser  apparaître un sentiment de manque, voire même une certaine frustration.

Nous ne le conseillerons donc pas.

Nous tenons vivement  à remercier Batilou d’avoir eu la gentillesse  de nous donner un peu de son temps que nous savons précieux en acceptant de tricoter Nespelem dans son intégralité (coutures comprises)  avant de le remettre tout aussi intégralement sous forme de pelotes dans le seul but ultime  d’éclairer nos lecteurs sur l’importance réel du résultat final dans le bonheur de jouer des aiguilles.
Merci infiniment Batilou.
Merci.

La rédaction reconnaissante

 

Oui, je sais, que d’altruisme en moi.
Mais en même temps où me dévoiler en toute confiance si ce n’est auprès de vous, sur mon blog, hum?

A la réflexion,  ce retour en pelote pour les besoins de cet article est plutôt bien tombé… parce Nespelem ne me plaît pas sur moi. Il me plaît en photo, il me plaît sur les tricoteuses de Ravelry, il me plaît sur Georgette, mais pas sur moi. Donc pelotes.

Et début du gilet du dernier Vogue Knitting avec bonheur.!!

Les 110 rangs du dos réalisés rapidement en remuant joyeusement des aiguilles sur une musique entraînante, j’ai ensuite attaqué dans la foulée le premier devant. Ce qui m’a permis de me rendre compte que le dos et ses 110 rangs avaient un problème.
Un gros problème.

Pas dans les 10 derniers rangs, ça, ça n’arrive jamais.
Pas dans les 50 derniers non plus, parce que ça, ça n’arrive qu’aux autres.
Non, tout en bas.Que plus bas tu peux pas parce que c’est le rang de montage.


J’ai simplement oublié de répéter 5 fois les 2 premiers rangs, enchaînant directement sur le diagramme de dentelle.

Ce qui prouve scientifiquement que l’on ne peut pas commencer un dos en dentelle, corriger un premier TPE sur les bio carburants et un deuxième sur la création dun dispositif pour être prévenu de l’arrivée du courrier dans la boite aux lettres le tout en même temps.
Ca fait trop à la fois.
Et pour celle et ceux qui ne savent pas ce qu’est un TPE, j’en conclu que vous n’avez pas dans votre entourage proche d’individu aux oreilles greffées de 2 fils blancs dont le coiffeur a fait faillite depuis trois bons mois, et qui ne s’exprime que par mono syllabes, à raison de 4 par jour maximum.
Ce qui fait de vous des gens plus zen et détendus que moi.  Ce qui est agaçant.  Vous vous passerez donc de la définition.

Maintenant n’imaginez pas que j’ai tout défait.Donner son tricot à la science ça va deux minutes.
Non, j’ai rusé. J’ai tricoté le devant de la même façon, et par chance la bordure s’enchaîne assez bien sur le motif du bas.
Evidemment je vais avoir un cardigan du dernier Vogue Knitting qui  ne ressemble que de manière très lointaine à un cardigan du dernier Vogue Knitting, évidemment.
Mais là, au stade où j’en suis, je m’en fiche, voyez.

Et en plus, c’est joli. Différent, mais joli.
Non?
Si c’est joli.

La semaine prochaine je reviens avec les manches qui sont pleines de trous, mais avec une organisation dans les trous.
Je crains le pire.

Très belle semaine à toutes et tous !